MRH classique
Première limite : le plafond d'indemnisation. Il se situe souvent entre 1 500 € et 5 000 € au global, pour l'ensemble des objets précieux concernés par le sinistre. Un seul Rolex Cosmograph Daytona, dont la cote sur le marché secondaire dépasse largement le prix catalogue, absorbe déjà cette limite. Autant dire qu'un cambriolage touchant plusieurs garde-temps, bijoux ou accessoires atteint très vite ce seuil, et que le montant restant demeure à votre charge, même si la facture d'achat est parfaitement établie.
Deuxième limite : le périmètre géographique et matériel. Concrètement, dès que vous franchissez le seuil de votre porte avec votre montre au poignet, la couverture classique s'effondre. Le vol à l'arraché au poignet dans la rue, l'agression sur la voie publique, le car-jacking au volant : ces risques sont exclus des contrats d'habitation standard. Même au domicile, le cambriolage avec effraction ou le home-jacking (intrusion en présence des occupants) sont couverts, mais avec des franchises et des plafonds qui rendent l'indemnisation dérisoire face à la valeur d'un garde-temps de prestige. Il y a aussi la casse accidentelle. Une chute au sol qui brise le verre saphir inrayable, un choc thermique qui déséquilibre le balancier, une lunette céramique endommagée lors d'un choc ou un arrachement de la couronne de remontoir : la MRH n'intervient pas.
Troisième limite : la vétusté. Un assureur généraliste applique une décote mécanique, comme sur un canapé ou un téléviseur. Appliquer une décote comptable liée à l'ancienneté à une Daytona ou à une Calatrava dont la cote progresse produit un résultat économique absurde. Nous raisonnons à partir de la valeur convenue, de la valeur d'achat selon les modalités retenues ou de la valeur marchande actualisée au jour du sinistre.






